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Articles // Agroalimentaire

À la croisée des cheminsd’agricultrices de la région!

// Émilise Lessard-Therrien - 4 juil. 2017

Numéro : Juillet-août 2017

 

Frédéric Pantoine

 

L’agriculture est probablement un des plus vieux métiers du monde. De notre mémoire d’humanoïde, nos ancêtres pas si lointains ont aussi pratiqué ce métier. Mais qu’en est-il de cette vie de campagne plus précisément?

 

Généralement, ce sont nos grands-pères et nos oncles qu’on imagine en salopette et en chemise à carreaux fourchant le foin, soignant les bêtes et guidant le cheval derrière les charrues. Or, si les futures générations auront ce patrimoine bien plus lointain, certains auront peut-être dorénavant le réflexe d’imaginer des grands-mères et des tantes au volant des tracteurs, voyageant des trayeuses à retrait automatique sur rail ou encore en pleine séance d’entrainement de chevaux.

 

Les temps changent et c’est pour lui donner un petit coup de pouce que le Centre Frère-Moffet de Ville-Marie s’est donné comme mandat de réaliser des capsules vidéosfaisant la promotion de ces femmes impliquées en agriculture, un métier que l’on qualifie de traditionnellement masculin.

 

En tout, 11 femmes se sont prêtées à l’exercice. Elles ont ouvert les portes de leur exploitation agricole et leur cœur pour raconter leurs défis, leurs craintes et leur passion du métier. Les enjeux du travail physique, de la conciliation ferme/famille, de la relève, du démarrage d’entreprise, de la transformation : voilà des thématiques qui les touchent,qui les rejoignent et qu’elles partagent.

 

Deux découvertes qui méritent une halte cet été!

 

Au Témiscamingue, Nancy Gélinas est copropriétaire d’une ferme maraichère avec son conjoint, la ferme Gélijean de Nédélec. Mère de 3 enfants, deux jumelles de 9 ans et un petit garçon d’un an et demi, elle joue à la fois son rôle de fermière et de maman à même la serre.

 

À genoux, les mains dans la terre avec ses deux plus vieilles, elle regarde son bébé, le regard pétillant, qui découvre un monde à sa portée. Originaire de la grande ville, elle a fait l’acquisition de son lopin de terre il y a moins de 5 ans. Depuis, le couple a trimé dur pour aménager les jardins, ériger les serres, construire le kiosque de vente, bâtir une clientèle, le tout avec une grossesse en chemin et l’arrivée du petit Elliot.

 

Pour Mme Gélinas, la vie à la ferme est la meilleure façon de combiner son travail et sa vie de famille et, surtout, un beau patrimoine à laisser à ses enfants. Dans les capsules d’Osez les filles, vous découvrirez une femme ingénieuse, travaillante et ô combien inspirante pour toutes les jeunes mamans qui expérimentent leur propre aventure agricole. Peut-être même que ce visionnement vous donnera le gout de faire une petite halte à leur kiosque bordant la route 101 entre Rouyn-Noranda et Ville-Marie.

 

Un peu plus au Nord, à Saint-Félix-de-Dalquier, Sylvie Pomerleau, de la ferme Chalpagas, élève depuis quelques années des alpagas. Originaires d’Amérique du Sud, ces animaux ont tout pour séduire : de grands yeux noirs bordés de cils immenses, des petites pattes cousinées qui n’abiment pas les terrains, une excellente habitude d’aller faire leurs besoins toujours au même endroit et, surtout, une fibre d’une douceur remarquable et d’une densité à rendre jaloux bien des moutons.

 

Mme Pomerleau compte un cheptel de près d’une vingtaine de spécimens qu’elle élève pour la fibre qu’elle transforme sur place. Dans sa boutique aménagée à même l’étable, avec l’aide de quelques tricoteuses de la paroisse, elle confectionne bas, pantoufles, chapeaux et savons feutrés en prenant soin de garder la fibre la plus naturelle possible. Ce qui veut dire qu’elle peut même savoir si ce morceau est fait avec la fibre de Charlotte, d’Heidi ou bien de Magma. Voilà une entreprise agricole bien spéciale qui se distingue par son élevage marginal et aussi par son processus de transformation dont l’ensemble est assuré par une femme ô combien audacieuse et créative!

 

Peut-être est-ce la nostalgie qui parle, mais ces femmes ainsi que les 9 autres qui figurent dans les capsules vidéos sont quelques exemples de toutes celles qui cultivent un bout de notre histoire parce que chaque région du monde a commencé par une petite aventure agricole et elles contribuent grandement à maintenir ce patrimoine culturel vivant. C’est peut-être bien pour cette raison qu’on retrouve le mot « culture » dans « agriculture ».

 

Vous pouvez visionner les capsules vidéos sur la page Facebook du projet Osez les filles ou encore sur l’écran du cinéma du Rift, où elles seront diffusées en bandes-annonces au courant de l’été.

 

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